Soupeur

11/07/2013 20:24

Au cour d'une de mes laiketure, j'ai appris le terme de "soupeur"

 Voici ce que kikipedia en dit

https://fr.wikipedia.org/wiki/Soupeur

Définitions

  • Le terme soupeur désigne ainsi tout d'abord des individus qui éprouvent du plaisir à manger de la nourriture imbibée de l'urine d'autrui, notamment du pain abandonné volontairement dans des urinoirs publics (vespasiennes1) puis récupéré pour être consommé (il était parfois attaché par une ficelle). On emploie plus rarement le terme « croûtenard », qui a pourtant l'avantage d'être plus précis2. Cette pratique était notamment répandue à Paris et à Marseille jusque dans les années 1960, et on y trouve plusieurs références dans la littérature populaire de l'époque.

Il existe également une pratique alternative, qui consiste à boucher volontairement un urinoir et d'attendre qu'il se remplisse. L'individu urine ensuite lui-même dedans en submergeant totalement son pénis dans l'urine des précédents usagers, d'où l'expression la plus fréquente, « faire trempette ».

  • On a également désigné par ce mot des individus fréquentant les maisons de prostitution, et qui prenaient plaisir à consommer généralement à même le sexe féminin la semence abandonnée par les clients précédents (ces individus étaient souvent impuissants). D'autres appellations existent pour qualifier cet acte, comme « faire dînette ».

Dans son autobiographie One two two3, l'ex-prostituée Fabienne Jamet évoque ainsi cette pratique : « À l'époque où je dirigeais le 122, j'avais un soupeur qui me prenait trente à quarante foutres à chaque visite »4.

Parfois, les prostituées "truquaient" leur prestation et n'offraient qu'un ersatz de sperme en se badigeonnant les poils pubiens d'un mélange à base de blanc d'œuf, d'urine et de quelques gouttes d'eau de Javel5.

Dans la littérature

« Y avait les lopailles trop vertes pour aller déjà au Bois... Une même qui revenait tous les jours, son truc c’était les pissotières et surtout les croûtes de pain qui trempent dans les grilles... Il racontait ses aventures... Il connaissait un vieux juif qu’était amateur passionné, un charcutier rue des Archives... Ils allaient dévorer ensemble... Un jour, ils se sont fait poisser... » Louis-Ferdinand Céline, Mort à crédit, 1936.

« Et je te cause pas de mon vieux fonds de vicelards, des pères fouettards, ni des soupeurs... J'avais rien à redire là-dessus. » Albert Simonin, Touchez pas au grisbi, 1953.

« Pas loin du métro, deux ou trois soupeurs patientaient » Auguste Le Breton, Razzia sur la chnouf, 1954.

« Je connais un soupeur… un de ces types qui mettent du pain dans les pissoirs publics… et qui le reprennent pour le manger imbibé d’urine » Silvio Fanti, L’homme en micropsychanalyse, 1981.

« Des ivrognes, des prostituées, et même un soupeur » Joann Sfar, Pascin, 2005.

« J'avais douze ans. [...] Martial, mon copain de la rue du Clos, s'était acoquiné avec un gars qui habitait rue des Orteaux, juste au-dessus de la vespasienne où les soupeurs mettaient à tremper leur quignon de pain dans la pisse. Ils y mettaient des pains entiers et venaient les reprendre le soir en douce. On les avait repérés, on était naïfs, on ne se doutait pas qu'ils les mangeaient, les pains gonflés d'urine. » Nan Aurousseau, Quartier charogne, 2012 Stock p.100.

 

 

Mon avis:

Beuuuuuuuark!!!!!!!!!